Les moustiques

 

L’expansion du moustique

Le moustique est le vecteur le plus important pour les transmissions d’agents pathogènes à l’homme. Outre les piqûres qui peuvent provoquer des réactions allergiques ou des réactions d’inflammation, le moustique propage des zoonoses (maladie entre vertébrés et/ou l’homme), et peut aussi transmettre les agents pathogènes tels que les plasmodiums, protozoaires donnant le paludisme,  les filaires qui sont des vers parasites et de nombreux arbovirus qui sont agents de la fièvre jaune, la dengue, du chikungunya.

Le moustique est présent sur toute la surface de la terre et dans tous les milieux qu’ils soient forestiers, savanes ou urbains. Il suffit d’une petite quantité d’eau douce ou saumâtre pour qu’ils se reproduisent et subsistent.

Prélèvement de sang par piqûre

Certaines espèces de moustiques sont hématophages, car la ponte dépend de l’alimentation en sang. La maturation des oeufs avant la ponte nécessite du sang. Ce cycle ce répète régulièrement pendant la vie de la femelle, avec un cycle qui peut être rapide soit toutes les 48 heures.

Les moustiques sont plus actifs la nuit avec une sur-activité à l’aube et au crépuscule. La piqûre dure quelques dizaines de seconde si le moustique n’est pas dérangé, ce qui rend la protection difficile si le moustique arrive au contact de la peau. La piqûre peut être indolore ce qui rend la détection de présence du moustique sur la peau aléatoire.

L’injection de salive anticoagulante au moment de la piqûre permet au moustique de liquéfier le sang pour mieux l’aspirer. Cette salive provoque sur l’épiderme une réaction allergique inflammatoire qui donne le bouton que l’on veut gratter, qui peut se traduire par un prurit si il y a une contamination par des bactéries. On relève de rare cas de choc anaphylactique, due à une hypersensibilité immunitaire.

Cette salive peut aussi être porteuse de germes, virus, bactéries qui vont provoquer des maladies plus sérieuses.